GROUPE DE TRAVAIL

Zone froide

La zone froide couvre plus de 26 % de la SAU wallonne et compte plus de 3500 exploitations agricoles (chiffres 2022 de Statbel, 2024) soit près de 28 % des fermes wallonnes. L’état des lieux de la recherche en zone froide montre clairement l’intérêt de développer la partie « grandes cultures » (maïs, épeautre et céréales secondaires) sans bien évidemment se détourner de la recherche prairiale. Les organismes de recherche appliquée et de conseils sont très peu présents dans cette région comparativement au reste de la Wallonie. On assiste ainsi depuis quelques années à l’abandon des expérimentation en zone froide pour de multiples raisons.

15 membres

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La zone froide couvre plus de 26 % de la SAU wallonne et compte plus de 3500 exploitations agricoles (chiffres 2022 de Statbel, 2024) soit près de 28 % des fermes wallonnes. L’état des lieux de la recherche en zone froide montre clairement l’intérêt de développer la partie « grandes cultures » (maïs, épeautre et céréales secondaires) sans bien évidemment se détourner de la recherche prairiale. Les organismes de recherche appliquée et de conseils sont très peu présents dans cette région comparativement au reste de la Wallonie. On assiste ainsi depuis quelques années à l’abandon des expérimentation en zone froide pour de multiples raisons.

À propos de ce groupe de travail

Le groupe accueil les personnes et organisations souhaitant développer les connaissances relatives au contexte pédoclimatique particulier de la zone froide. 

Objectifs principaux du groupe

Le nombre d’agriculteurs éleveurs de bétail est en constante diminution depuis quelques années et le contexte actuel (charge de travail, volatilité des prix, critiques vis-à-vis de l’élevage…) n’est pas favorable à une inversion de la situation.

La production animale, presque exclusivement bovin viande, est largement prédominante en zone froide. On y dénombre environ 390000 bovins, soit 37,6 % du cheptel wallon. 

Aujourd’hui, malgré le maintien des primes vaches allaitantes et des autres aides PAC soutenant l’élevage viandeux, certains agriculteurs se tournent vers une diversification des productions végétales en diminuant fortement, voire en supprimant complètement la spéculation viandeuse.

Les conséquences de ces changements d’orientation importants qui s’opèrent progressivement en zone froide, et surtout leurs impacts globaux, sont :

-              la diminution des prairies permanentes (-16 % en 30 ans) et la réduction du cheptel au profit des cultures ;

-              le risque d’érosion des sols ;

-              la diminution des restitutions de matières organiques ;

-              l’altération de la qualité bio-physico-chimique des sols ;

-              l’appauvrissement des services écosystémiques des prairies (stockage du C, filtration de l’eau, qualité de l’air, biodiversité…) suite à leur diminution ;

-              les modifications paysagères.

 

 

 

Les objectifs de ce groupe sont de mettre autour de la table les acteurs de la recherche, de la vulgarisation et du monde rural pour accompagner cette transition et d’éviter les problèmes liés à ces changements. Les agriculteurs et acteurs du monde rural de la zone froide doivent disposer de résultats adaptés à leur situation pédoclimatique particulière. 

 

Ce groupe souhaite également s'intégrer dans les recherches menées dans les régions de "moyenne montagne" voisines dont les problématiques sont semblables aux nôtres. 

Rejoignez ce groupe et participez aux travaux et réflexions sur ces différentes thématiques.